L’économie maritime française

30 novembre 2014 à 16:30

Ce thème sera développé par Francis Vallat, Président du Cluster Maritime Français , lors des Assises de la Mer les 2 et 3 décembre 2014 à Nantes.

Il souligne que de « gros nuages » menacent les Ports, notamment avec le renversement de jurisprudence du Conseil d’Etat concernant l’exonération de la taxe foncière portuaire. « Les conséquences économiques immédiatement prévisibles (dont des millions d’Euros de redressement rétroactifs) toucheront aussi bien les ports eux-mêmes que les différents professionnels qui y travaillent ».

Odysee Developpement, bureau d’études Rochelais, membre de l’Union Maritime de La Rochelle, présentera en collaboration avec « Le Marin » le tableau de l’économie de la mer en France, pour la seconde année consécutive.

Ce tableau de bord souligne qu’hors du trafic  d’hydrocarbures qui plombe les chiffres des GPM, les autres trafics sont en légère reprise depuis 2012. Le trafic des marchandises conteneurisées croit de 10% depuis 2010.

On constate globalement une croissance de la flotte contrôlée même  si le pavillon français régresse. Le premier secteur maritime français concerne l’offshore pétrolier et gazier.

Dépassant le cadre français, plus de 80% des échanges mondiaux de biens sont réalisés par voie maritime.

Les Ports sont un point de passage, de rupture et de transformation comme le démontre Yann Alix. Les Ports sont des entrées (gateways) « vers les pays et les continents tout autant que des nœuds où se connectent des systèmes multimodaux de transport chargés d’irriguer les territoires les plus dimensionnements peuplés comme les plus reculés »

Cependant au regard du poids de la France dans le commerce international, les ports français ne sont pas proportionnées. Les ports français ne sont qu’au cinquième rang des ports de l’Union Européenne et même au septième rang pour les seuls trafics conteneurisés.

« Si l’espace portuaire est un territoire aux multiples enjeux et acteurs, avec des logiques d’emploi, des conflits d’usage et d’intérêts, des échelles différentes » il convient de rechercher des indicateurs qualitatifs, dépassant le seul critère du tonnage, afin de mesurer la valeur ajoutée des Ports dans leur hinterland.

Plusieurs pistes sont annoncées à travers la CNUCED et la Banque Mondiale.

Avec 1 200 ports en Europe et 328 millions de tonnes en 2012, le secteur maritime est porteur de développement qu’il convient d’accompagner.

Sources : Le Marin 28 11/2014 « L’Etat de l’économie maritime française » Francis Vallat

                  L’économie de la mer Oydisse Developpement et Le Marin

                  « les grands Ports mondiaux » Questions Internationales  n° 70 novembre/décembre 2014 La Documentation Française