Séminaire BlueConnect à Bastia

1 novembre 2018 à 11:47

Mercredi 24 octobre 2018 s’est tenu un séminaire organisé par la chambre de commerce et d’industrie de Haute-Corse autour de la notion d’économie circulaire dans les espaces portuaires. Pour la façade Atlantique, la démarche MER construite autour du Grand Port Maritime de La Rochelle était invitée à présenter ses différentes actions mises en place depuis 2016 par ses 40 entreprises volontaires.

 Les espaces portuaires ont un rôle primordial à jouer dans la mise en place de l’économie circulaire. Par le volume des flux qui y transite et l’importance jouée par ses entreprises dans le développement et l’attractivité du territoire, le monde industrialo-portuaire concentre des enjeux de développement durable et d’interface ville-port. Nous le constations chaque jour à La PALLICE et c’est la raison pour laquelle nous avons mis en place une amélioration du tri et du recyclage des résidus de cargaison (La Romane et PAPREC), que nous réfléchissons à la réutilisation des eaux de pluie dans les process (SARRION, Port Atlantique La Rochelle, EQIOM, EVA, GALVA Atlantique), que nous sommes producteurs d’anergies renouvelables (7 hangars et la toiture de la base des sous-marins) ou que nous souhaitons mettre en place un plan de mobilité inter-entreprises pour répondre au plus près des besoins des salariés travaillant sur la place portuaire de La Pallice et de Chef de Baie. Sans parler de la démarche « La Rochelle, zéro carbone » à laquelle le Grand Port Maritime participe aux côtés de l’agglomération Rochelaise, de la ville de La Rochelle, d’Atlantech et de l’Université.

 Parmi les intervenants, à noter, la prestation de Nicolas MAT venu présenter la plateforme d’expérimentation collaborative PIICTO, qui réunit les autorités du Grand port maritime de Marseille-Fos et une quinzaine d’entreprises présentes sur les lieux.

 Objectif : travailler à la mise en place de différents process relevant de la transition énergétique et de l’économie circulaire sur un site immense qui produit chaque année « plusieurs centaines de milliers de tonnes de CO2 ». Parmi ces process, le programme « Jupiter 1000 » qui permet de transformer l’énergie éolienne en hydrogène. « Par le biais d’une sorte d’électrolyse inversée, l’électricité issue de l’énergie éolienne est transformée en hydrogène qui est injecté dans le réseau de gaz naturel, explique Nicolas Mat. C’est une des manières de « décarboner » le réseau énergétique. »

 Plus d’infos: http://piicto.fr/association/

 La démarche MER remercie la CCI de Haute-Corse pour son aimable invitation, la qualité des participants et la beauté (qui n’est plus à démontrer) de la Corse.