La Rochelle, territoire zéro carbonne

10 octobre 2018 à 18:33

Au lendemain de la publication du rapport du GIEC, une trentaine de membres de la démarche MER était réunie ce matin pour assister à la présentation par Jean-François FOUNTAINE, Maire de La Rochelle, de la candidature « La Rochelle, territoire zéro carbone ».

 Les scientifiques nous le répètent depuis plusieurs années : limiter le réchauffement climatique à 1,5°C nécessitera d’atteindre une « neutralité carbone » en 2050, un point d’équilibre entre la quantité d’émissions de gaz à effet de serre émise dans le monde et la capacité qu’à la Terre de capter et stocker du dioxyde de carbone.

 Dans cette optique, préserver les puits naturels de carbone (océans, forêts, marais) est capital. Une autre piste serait de créer des puits de carbone artificiel. Mais les projets ne sont encore qu’en phase de recherche et montrent des limites (source: https://www.20minutes.fr/planete/2350843-20181008-rapport-giec-neutralite-carbone-2050-condition-non-negociable-comment-faire).

 Emerge alors une certitude, réaffirmé encore dans le dernier rapport du GIEC : nous devrons baisser drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Et bien avant 2050. C’est le pari effectué par l’écosystème Rochelais (élus, citoyens, entreprises) fortement mobilisé autour de ce projet « La Rochelle, territoire zéro carbone » à l’horizon 2040.

 Le projet rochelais vise à la fois à diminuer la production de CO2 (grâce à la mobilité durable, aux énergies renouvelables, à la rénovation des bâtiments, à la valorisation des déchets et circuits locaux de recyclage, à l’accompagnement aux changements d’usage) et à mieux absorber le carbone en circulation dans l’atmosphère grâce à ce que l’on appelle les « puits de carbone ». Ils peuvent être artificiels (colonnes de phytoplancton) ou naturels (forêts, sols, océans).

 A l’instar de ce qui est réalisé dans le cadre de la démarche MER, la neutralité carbone ne pourra être atteinte sans le concours des entreprises. Raison pour laquelle, le petit déjeuner de ce matin avait pour objectif principal de présenter quels pourraient être les partenariats sur les lesquels le monde économique portuaire pourrait s’appuyer. Ces partenariats sont au nombre de trois:

 Partenariat contributeur: une entreprise possède une expertise sur un des leviers (mobilité, EIT, Bâti, DATA…) et souhaite contribuer au montage du projet et/ou une entreprise a développé des innovations qui sont très en avance par rapport à l’Etat de l’Art et souhaite les expérimenter;

Partenariat client/bénéficiaire: une entreprise souhaite bénéficier des services qui seront mis en place dans le cadre du projet (Souscrire à une offre de gestion énergétique intégrée à l’échelle d’un site, d’un quartier, d’une zone, basée sur l’autoconsommation d’énergies renouvelables ; bénéficier d’une offre intégrée pour la réhabilitation de ses bâtiments ; Acheter des crédits carbone Être accompagné vers la neutralité carbone; valoriser ses déchets)

Partenariat investisseur: une entreprise est prête à investir, voire même à créer et opérer l’une des nouvelles activités économiques de la stratégie ZERO CARBONE du TERRITOIRE (Développer une offre commerciale de gestion énergétique intégrée basée sur l’autoconsommation d’énergies renouvelables sur l’un des quartiers pilotes ATLANTECH -PORT -PERIGNY; Proposer un nouveau service d’économie circulaire ou collaborative…).

 Si une entreprise est intéressée par l’un de ces partenariats et souhaite s’impliquer dans le programme, faîtes-vous connaitre auprès de:

Rémi JUSTINIEN (Animateur MER): r.justinien@larochelle.port.fr Florence Ghiron (AMO de la Démarche): fghiron@chtech.fr Laure-Emilie Angevin (CDA La Rochelle):laure-emilie.angevin@agglo-larochelle.fr


Brève sur le même thème :

  • Projet TIGA et la candidature rochelaise – Rémi Justinien 1/2/2018
  • La Rochelle, Territoire Zéro Carbone – René Muratore 9/7/2018
  • La Rochelle territoire zéro carbone – René Muratore 10/9/2018