La mer est mon royaume

26 janvier 2017 à 13:36

Le 18 janvier dernier, l’Union Maritime, le Propeller Club et Marin’ Escale ont fait leur cinéma à la Sirène…

Pour ce 1er partenariat du Propeller Club, de l’Union Maritime, du Seamen’s Club et de la Sirène, nous étions plus de 200 à la Sirène pour assister à la projection privée du film de Marc Picavez : la mer est mon royaume.

Auteur réalisateur, Marc Picavez vit et travaille à Nantes. Né en 1981, il étudie l’anthropologie et la sociologie. Il s’est toujours intéressé à des thématiques sociales qui l’ont conduit vers le lointain, au Sénégal ou en Bolivie. À partir de 2009, Marc Picavez entre de plain-pied dans l’univers de la marine marchande.

Il décline cette thématique riche à travers de nombreuses formes narratives. Le projet global est composé par un court-métrage, Le monde est derrière nous, un documenaire, La mer est mon royaume, une exposition, Seamen’s Club, au LiFE de Saint-Nazaire, ainsi qu’un projet multimédia, Sea is my country. www.marcpicavez.com.

Le film : Ramil, 20 ans, a choisi de devenir marin de commerce. En tant qu’élève officier, il embarque pour la première fois sur un immense cargo qui transporte du bois et diverses marchandises entre l’Afrique et l’Europe. Pendant près d’un an, il va travailler et vivre parmi un équipage cosmopolite, originaire comme lui des Philippines, mais aussi d’Indonésie, d’Ukraine, d’Egypte et d’Allemagne. Tous se sont laissés séduire par les slogans d’écoles leur promettant de découvrir le monde, et par la promesse d’un salaire meilleur. Au contact d’Andrei, un jeune officier ukrainien, il va apprendre le métier et la vie qui va avec. Une vie où le temps suspendu de la mer alterne avec celui, accéléré, de l’escale. À chaque arrêt, tous se recroquevillent sur leurs smartphones et sur Internet – leur « antidote à la solitude » – pour se reconnecter avec leur vie lointaine, celle qui se déroule sans eux.

En les accompagnant au Nord comme au Sud, Sea is my country dresse le portrait intime de cette nouvelle génération de marins, jeunes et globalisés. Il rend compte de « leur » monde, ces espaces invisibles qui véhiculent la matière de « notre » monde. Il explore leur expérience intime de l’éloignement, qui se traduit par la création d’une vie parallèle. Embarqués au coeur du commerce mondial, comment parviennent-ils à garder les pieds sur terre ?

La soirée fut également l’occasion, de par son partenariat, de visiter les locaux et découvrir les nombreuses activités de la Sirène.