Eolien offshore

23 septembre 2014 à 17:14

Le fonctionnement des éoliennes en mer suit le même principe que celles implantées en terre. Cependant, les machines sont adaptées à l’environnement marin pour garantir un fonctionnement optimal et limiter les opérations de maintenance, plus complexe en mer.

Par ailleurs, les vents étant plus forts et plus stables en mer, et les éoliennes plus puissantes (jusqu’à 8MW contre 3 MW à terre) la production est deux à trois fois plus élevée.

Selon la puissance nominale des turbines choisies, un parc en mer est composé de 60 à 100 éoliennes pour atteindre une puissance totale d’environ 500 MW. Les éoliennes sont généralement espacées d’un kilomètre; de ce fait la superficie du parc varie de 50 km2 à 80 km2.

Les éoliennes sont installées sur des fondations et reliées par « grappe » à un ou deux postes électriques en mer grâce à des câbles sous-marins. Chaque « grappe » représente 5 à 7 éoliennes qui sont connectées au même câble. Deux câbles permettent de faire la liaison entre la terre et le poste électrique, qui permet d’élever la tension pour minimiser les pertes en ligne lors de l’acheminement à terre de l’électricité.

En France, deux appels à projet « éolien en mer » ont été lancés, le premier en 2012 en sélectionnant quatre zones Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Le second a été lancé en 2013 et concerne deux zones (Le Tréport et l’Ile d’Yeu-Noirmoutier). Ces projets s’inscrivent dans une politique nationale de développement des énergies renouvelables dans le but d’atteindre 23% d’électricité d’origine renouvelable dans notre consommation.

L’Etat s’est engagé à installer 6 000 MW d’éolien en mer à l’horizon 2020. Les six premiers projets représentent la moitié de l’objectif fixé. Une troisième phase est prévue en 2015.

En France WPD OFFSHORE (Wind Power Development) est un producteur d’électricité depuis près de 20 ans; c’est un acteur incontournable du développement, de la construction et de l’exploitation des énergies renouvelables en Europe. C’est en 1996 que nait la société WPD en Allemagne; la filiale française est implantée en France depuis 2007. Le Groupe WPD emploie aujourd’hui plus de 950 salariés et a installé 1 600 éoliennes à travers le monde, ce qui représente un investissement de plus de 2 milliards d’Euros.

Après plusieurs années d’étude et de concertation avec les acteurs du territoire, « WPD OFFSHORE » a confirmé sa position d’acteur de référence sur le marché en remportant deux projets, celui de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados et Fécamp en Seine-Maritime dans le cadre du premier appel d’offres.

Quelle est la méthode de travail de WPD? Intervenir tout au long de la mise en œuvre d’un parc éolien offshore. C’est ainsi que WPD est présent sur toutes les étapes de la chaîne de valeur : de l’identification du site , la planification des éoliennes jusqu’à la construction et l’exploitation des parcs.

Ce travail en amont est un important investissement car aucun appel d’offres n’est engagé. Si l’Etat retient le site alors l’appel à projet peut être lancé. Travail technique d’études des vents de bathymétrie mais aussi de relations avec les pécheurs, les élus et les riverains. Dans cette approche WPD a identifié une zone propice au large de l’Ile d’Oléron.

Il s’agirait d’une ferme d’éolienne implantée à 15 km des côtes pour une puissance potentielle de 500 MW sur une superficie entre 60 et 80 km2 ce qui correspond à l’implantation de 60 à 80 éoliennes. La production d’électricité couvrirait la consommation de 650 000 à 700 000 habitants soit 100% de la consommation domestique de la Charente-Maritime. Lors de la construction 2 000 emplois directs seraient crées dont 400 à 600 emplois locaux. Lors de la phase d’exploitation 100 emplois locaux seront mobilisés. La date de mise en service s’étalerait de 2020 à 2022.

Aucun champ n’étant opérationnel en France, WPD a organisé un voyage d’étude en Angleterre sur deux fermes éoliennes, celle de Sheringham Shoal et celle du parc de Scroby Sands. L’Union Maritime de La Rochelle ainsi que les élus de l’Ile d’Oléron étaient conviés à ce voyage d’étude.

WPD OFFSHORE a répondu au second appel à projet en 2014 en créant un consortium avec EDF-EN, s’appuyant sur Alstom en tant que fournisseur exclusif d’éoliennes. Malheureusement l’appel à projet a été attribué au concurrent GDF.

WPD OFFSHORE grâce au soutien de longue date de la MARITIME KUHN sur l’ensemble du territoire national, mais aussi de la place portuaire de La Rochelle (UMLR/GPMLR/FAST/CDA/CCI…) souhaite proposer dans le cadre du prochain appel d’offre un parc situé au large de l’ile d’Oléron qui pourrait de ce fait s’appuyer sur les compétences du territoire rochelais.

                                                                            French Mayors Visit Windfarm Place 12/9/2014 ( crédit photo WPD)

FRENCH MAYORS VISIT WINDFARM PLACE  12th Sept 2014 018